Compte-rendu de la coordination nationale de Toulouse 2 le Mirail
Par Comité de lutte le lundi, mars 9 2009, 11:29 - Lien permanent
Vous trouverez en annexe le compte-rendu (pour l'instant sans mise en forme) de la journée du dimanche ainsi que l'appel du Mirail.
Commentaires
Bonjour.
Il s'agit ici de la base d'appel non amendée et aucunement de l'appel adopté. quand l'appel et les revendicatipons adoptées (nous n'avons pas élargi mais nous avons modifié la plate-forme) seront-elles disponibles ? Si possible avant la coord de Lyon... Ca commence à devenir assez urgent !
Bon j'ai repris la liste des amendements et appliqué tous ceux qu'on a adopté, sauf l'ordre des revendications que je n'avais pas. Bien sur je n'ai aucun mandat pour ça, mais étant donné qu'on a besoin de cet appel et que seule la base non amendée a été publiée, je me permets de le poster. Normalement tout est bon, hormis l'ordre dans lequel sont présentées les revendications. J'ai en outre corrigé les fautes d'orthographe du paragraphe 9 comme on l'avait dit à la coord : "malgré le gel annoncé par le gouvernement de celleS prévuES", et j'ai supprimé un double-espace.
Pour plus de lisibilité, je poste cet appel amendé dans le commentaire suivant, et la liste des amendements adoptés, pour ceux qui voudraient vérifier mon travail, dans un autre encore.
Appel de la coordination nationnale de Toulouse II
Nous étudiant-e-s de 57 universités, réunis en coordination nationale à Toulouse les 7 et 8 mars appelons à poursuivre et amplifier la mobilisation en cours contre la casse de l’université publique et de nos diplômes.
Nous exigeons l’abrogation immédiate de la LRU sans condition, ni négociation. Les réformes de l’Education et de l’enseignements supérieur suivent toutes une même logique, définie dans les processus européens de Bologne et de Lisbonne : libéraliser le service public d’enseignement, faire des économies sur le dos de l’Education et la vendre au privé, briser les diplômes nationaux qui garantissaient des droits sur le marché du travail, rendre l’enseignement supérieur inaccessible aux classes populaires...
Les dernières réformes (le plan campus et le plan licence) mettent en concurrence les universités, soumettent le contenu des diplômes aux besoins immédiats du marché, individualisent les diplômes et cassent les garanties collectives des futurs salarié-e-s. Nous exigeons au contraire des diplômes de qualité, dont les contenus et les intitulés seraient les mêmes nationalement.
Nous exigeons le retrait de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants (donc la masterisation, c’est à dire la fin des IUFM). Cette réforme ne fait que dégrader la formation des enseignant-e-s ; en ouvrant les concours à bac + 5 et en supprimant l’année de stage rémunéré après le concours, elle aggrave la sélection sociale.
Nous nous mobilisons contre la réforme de l’allocation des moyens qui introduit un financement à la performance pour l’université, dans la logique de la LRU et du plan campus et contre la réforme de la formation et du recrutement des enseignant-e-s.
Nous exigeons un système d’aide sociale étudiant sur critères sociaux permettant de lutter contre la sélection sociale à l’université et qui réponde à l’urgence de la précarité étudiante.
Nous exigeons une université ouverte à tous et à toutes, sans discrimination sociale ou nationale. Une carte d’étudiant doit donner accès immédiatement à un titre de séjour car nous souhaitons la régularisation de tous les sans-papiers.
Les négociations entre le gouvernement et une partie des syndicats enseignants ont abouti à la réécriture du décret sur le statut des enseignant-e-s chercheurs/euses. De même, le « contrat doctoral unique » va précariser les doctorant-e-s qui enseignent en leur imposant des contrats à durée déterminée à répétition. Le gouvernement ne dit rien quant à cette attaque et aux autres. Pour nous, pas de négociations possibles : c’est tou-te-s ensemble, par la lutte, que nous obtiendrons satisfaction sur nos revendications.
Comme les personnels universitaires (BIATOSS et enseignant-e-s-chercheurs/euses) et les lycéen-ne-s nous sommes en lutte contre les suppressions de postes prévu à partir de 2009 car malgré le gel annoncé par le gouvernement de celles prévues pour 2010 et 2011 nous sommes déterminé-e-s à nous battre pour l’embauche massive de personnels. C’est aussi par le biais des suppressions de postes et de l’introduction des financements privés que le gouvernement entend s’attaquer à l’ensemble du service public d’éducation de la maternelle au supérieur, ainsi qu'au CNRS et à l'ensemble de ses organismes de recherche . C’est donc également à ce niveau que notre réponse doit se situer.
Alors qu’ils disaient qu’ils ne changeraient pas de position, Fillon et Pécresse ont choisi de rencontrer certains syndicats et collectifs de l’enseignement supérieur. S’ils cherchent à faire reculer le mouvement par leurs annonces, c’est bien que nous leur faisons peur. Face à l’unité des étudiant-e-s, des enseignant-e-s et des BIATOSS, le gouvernement craint que nous prenions exemple sur la Guadeloupe, c’est à dire une grève générale qui gagne. C’est en effet cette voie que nous devons suivre pour leur infliger, nous aussi, une défaite !
Nous appelons l’ensemble des personnels universitaires et des étudiant-e-s à se mettre en grève et à faire cesser l’ensemble des cours par tous les moyens nécessaires (piquets de grève, occupation, blocage...). L’arrêt des cours est le seul moyen de permettre à tou-te-s les étudiant-e-s et les lycéen-e-s de se mobiliser et de dégager du temps libre pour construire la mobilisation. Nous devons briser la routine sur les facs et mettre en place des piquets de grève, chercher à convaincre la majorité des étudiant-e-s de s’impliquer activement dans la grève. La coordination nationale soutient ouvertement les divers mouvements de blocage et d'occupation des universités.
C’est notre avenir et celui de l’enseignement qui sont en jeu. C’est pourquoi, tout comme la Coordination Nationale Universitaire (CNU), nous appelons à la convergence des luttes de la maternelle à l’enseignement supérieur. Le 11 mars sera une nouvelle étape de l’intensification de ce mouvement.
Au-delà de l’Education, c’est bien à tous les services publics, de la Poste aux hôpitaux, et à tou-te-s les salarié-e-s du public et du privé, que le gouvernement s’attaque. Dans notre secteur, comme dans tous ceux qui sont en lutte, nous nous battons pour ne pas payer la crise du système.
Là encore, la lutte des Guadeloupéen-ne-s nous a donné l’exemple. Comme la Martinique, la Guyane et la Réunion, la métropole doit le suivre. C’est pour cela que la journée de grève générale du 19 mars est une échéance centrale des mobilisations à suivre. Contre ces attaques globales, réagissons et organisons la riposte tou-te-s ensemble.
Nous restons mobilisé-e-s pour obtenir :
L’abrogation de la LRU
Le retrait des plans licence et campus
La mise en place d’un véritable système d’aides sociales étudiant basé sur des critères sociaux
Le cadrage national des diplômes
Le retrait de la réforme du statut des enseignants-chercheurs
Le retrait de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants
Le retrait de la réforme de l’allocation des moyens, et des financements 100% publics
L’embauche massive de personnel de la maternelle à l’enseignement supérieur
La titularisation de tous les personnels précaires
l'amnistie des lycéens et étudiants poursuivis depuis le mouvement anti-CPE
la coordination nationale appelle à participer massivement à la journée du 11 mars, à participer massivement à la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars, et à faire de celle-ci une date clé de notre mouvement
liste (transmise par Toulouse) des amendements adoptés :
ORDRE DES REVENDICATIONS : Proposition Rennes II, Clermont, Perpignan : remonter la revendication sur les personnels en deuxième position : Clermont adopté (quel est cet ordre ?)
intégrer la question du démantèlement du CNRS et de ses organismes de recherche au paragraphe 9 avt la dernière ligne : « de la maternelle au supérieur, ainsi qu 'au CNRS et à l'ensemble de ses organismes de recherche » adopté
rajouter dans les revendications à la place du pan licence : « retrait des plans licence et campus » ADOPTÉ
aprés carte d'étudiant: rajouter « régularisation de tous les sans-papiers. » ok
Après paragraphe 7 : « une carte d'étudiant doit donner accès immédiatement à un titre de séjour » ok
ajouter : « car nous souhaitons la régularisation de tous les sans-papiers » ok
paragraphe 11 : « (piquets de grève, occupation, blocage...) » adopté
ajouter « l'amnistie des lycéens et étudiants poursuivis depuis le mouvement anti-CPE » adopté
a la fin de l'appel : « la coordination nationale appelle à participer massivement à la journée du 11 mars », « a participer massivement à la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars et à faire de celle-ci une date clé de notre mouvement » adopté
dernière ligne : modifier « la titularisation de tous les personnels précaires » adopté
paragraphe 11, première ligne : ajouter « et les lycéen-e-s »adopté
et fin du paragraphe : la coordination nationale soutient ouvertement les divers mouvements de blocage et d'occupation des universités » adopté
consensus
rappel: féminisation de l'appel
+ correction des fautes : paragraphe 9 : "malgré le gel annoncé par le gouvernement de celleS prévuES"
Propositions de modifications des revendications (il peut en manquer quelques unes ajournéesmais il y a au moins toutes celles qu'on a adopté) :
ajout de « et des organismes de recherche » à « retrait de la réforme du CNRS » (proposition de Rennes 1) : adopté
fusion de « titularisation des personnels du CR0US », « titularisation des personnels BIAT0SS » et « titularisation des emplois précaires » en « titularisation des personnels (précaires, BIAT0SS, CR0US) : adopté
motion plan-campus de Boulogne-Billancourt : ajourné
motion de soutien aux lycéens inculpés et de condamnation de la répression : adopté
remplacement de « régularisation des étudiants sans papiers » par « régularisation de tous les sans-papiers » : adopté
Ce qui au final nous donne la plate-forme revendicative nationale suivante, en date du 8/03/09 :
Abrogation de la LRU
Abrogation de tous les décrets d'application de la LRU et remise en état des codes et décrets modifiés par la LRU
abandon des processus d'autonomisation et de mise en concurrence des établissements scolaires et universitaires
retrait du plan campus
retrait du plan licence
retrait de la réforme de l'allocation des moyens, pour des financements 100% publics
arrêt des suppressions de postes de la maternelle à l'université
contre la casse des IUFM
retour du cadrage national des diplômes et reconnaissance des diplômes nationaux dans les conventions collectives
pour l'embauche massive de personnels dans l'enseignement supérieur
retrait de la réforme du statut des enseignants chercheurs
retrait de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants
création de postes dans l'éducation
refus de toute sélection
inscription de droit en M1, contre la sélection sociale
pour la mise en place d'un véritable système d'aides sociales étudiant basé sur des critères sociaux
plan d'action sociale en direction des étudiants
régularisation de tous les sans-papiers
restitution des postes supprimés de la maternelle à l'université
titularisation des personnels (précaires, BIAT0SS, CR0US)
soutien aux motions de la CNU
soutien aux Antilles et au LKP
retrait du contrat doctoral unique
augmentation du nombre de logements universitaires
retrait de la réforme du CNRS et des organismes de recherche
pour un service public de recherche et d'enseignement de qualité, gratuit et accessible à toutes et à tous
Ton blog est vraiment bien redige. J'espere que tu vas continuer a nous faire d'aussi bon articles.