La ministre Valérie Pécresse
vient jeudi 10 à Toulouse pour exposer aux collectivités locales
le plan Toulouse campus, et inaugurer les nouveaux locaux de
l’ENSIACET, une grande école.
Appelé par une intersyndicale élargie toulousaine, un
rassemblement est prévu à 10h devant l’ENSIACET de Labège (accès
par la rue des arts, en face de la station service de carrefour
Labège, entre St Maclou et Intersports). Un rassemblement pour
covoiturage est prévu à 9h30 à Paul Sabatier devant le bâtiment
administratif.
En annexe se trouve le tract écrit par l’intersyndicale.
Le Grève Hebdo de Paul Sab' et la Gazette de l'Université Libre du Mirail ont fusionnés !
Retrouvez désormais le lapin blanc, journal commun des facs toulousaines mobilisées, qui a déjà publié son premier numéro, et dont le prochain ne saurait tarder !
Pour le premier mai, voici le numéro 1 du Grève Hebdo ! Disponible dans toutes les
bonnes AG ainsi qu'en salle B-MIG, avec les bilans de la semaine passée, des articles sur les autres luttes actuelles et votre
série BD préférée : 2015, l'Odysée de la fac.
Le numéro 0 du Grève Hebdo est paru ! Disponible dans toutes les bonnes AG, pour les rendez-vous, les bilans des actions menées et votre série BD préférée : 2015, l'Odysée de la fac.
Peut-on se mobiliser avec le déroulement "normal" des enseignements et des examens? Les résultats du référendum (malgré la faible participation et l'illégitimité qu'il lui a été attribué par l'AG commune) montrent que la grande majorité de la communauté universitaire reste inquiète pour l'avenir de l'université voire de la société, et se positionne en faveur de la poursuite du mouvement. Comment peut on défendre nos revendications sans disposer du temps nécessaire à la construction d'un mouvement efficace? Les examens sont le chiffon rouge sur lequel le gouvernement et les "instances dirigeantes" jouent afin de nous démobiliser, de nous diviser et de tuer ce mouvement social.
validation du semestre--> valeur des diplômes? dans une fac morte (départ en vacances? travail?), comment mobiliser encore plus de monde? qualité des formations? uniformité L3, M1 et M2: quelle sélection si les dossiers ont la même valeur?
propositions et votes:
- sur la base du volontariat entre universitaire 2009/2010 (enseignants et étudiants) : rattrapage des cours deux semaines avant la rentrée de septembre. --> vote : NPPV
- pas de note en dessous de 10 au second semestre, ce qui permettrait d'avoir une hiérarchie et une valeur au diplôme, sans pénaliser les étudiants qui se mobilisent. --> vote : POUR (pour que l'administration l'acte, il va falloir se battre)
- blocage des examens --> vote : CONTRE
- mise en place d'un rattrapage des cours à la fin de la mobilisation. --> NPPV
- position de l'AG étudiante sur le rattrapage des demi journées
banalisées par l'administration après 18h et le samedi matin -->
CONTRE
Perspectives:
proposition d'une action IMMEDIATE d'occupation du bâtiment administratif et discussion avec la présidence pour faire remonter nos revendications --> POUR
L'AG s'est donc déplacée dans le hall de l'administration, une délégation est allée interpeler le président. Etant absent, elle s'est adressée au vice président Mr. Reversa. La discussion n'ayant pas aboutit l'AG a décidé d'occuper la salle du conseil. Le président accompagné des élus des conseils et directeurs d'UFR nous ont rejoins dans la salle du conseil où a eu lieu un débat. Pour plus d'informations sur cette action, voir le communiqué de presse qui sera diffusé très prochainement.
INTERPRO : 2 réunions pendant les
vacances constitués de personnels de la fac, des hôpitaux, de la
poste, des cheminots, des parents d'élèves, de représentants
lycéens … Ébauche d'une plateforme de revendication commune.
Opération métro gratuit : en
association avec des élèves du Mirail à Esquirol. Peu d'impact car
il n'y avait pas assez de monde.
Participation à la ronde des obstinés
: le jeudi au Capitole avec une distribution de tracts.
Mobilisation et communiqué de presse
: « le mouvement est fini » selon lé dépêche du midi,
« il ne reste que quelques agités dangereux » selon V.
Pecresse. Le président à donné une conférence de presse le matin
même, pour montrer une fac « propre » sans perturbateurs
où tout le monde a repris les cours.
Résultats du vote :
Pour la continuation de le grève ?
=> Pour
Pour une AG commune le mardi 21 à midi ?
=> Pour
Pour élargir le mouvement aux INTREPRO ?
=> Pour
Pour se rallier à la plateforme de revendication commune INTERPRO ?
=> Pour
Pour le blocage total ?
=> Contre (à noter le résultat assez serré 113 contre et 107
pour)
Pour l'ajout du rapport Bertsch à la plateforme de revendication ?
=> Pour
Pour une coordinations avec les lycéens à partir du mercredi 22 ?
=> Pour
Pour une séquestration éclair du président ?
=> Pour
Pour la création de pancartes, t-shirts, auto collants avec
l'inscription « Casse toi pauvre con ! » ?
=> Pour
Lors de la prochaine CAM, dire au président que l'on n'accepte pas
son attitude vbis-à-vis des représentants du mouvement et que l'on
ne participera plus aux CAM si il ne change pas de comportement ?
Nous avons décidé en assemblée générale de poursuivre la mobilisation durant les vacances :
Les rendez-vous :
Les lundis, mercredis et vendredis des vacances, à 14h en salle B-mig (à côté du Paul associatif et syndical) Il faudra : -suivre l'actualité du mouvement sur les académies qui ne sont pas en vacances -suivre les annonces du gouvernement -faire des banderoles pour être visibles à la rentrée -refléchir à une stratégie du mouvement à la rentrée -voir si on peut renforcer les liens interpros -faire des tracts pour le jeudi (voir au dessous =) -autres...
Les jeudis, 14h30 place du capitole pour distribuer des tracts.
action
de blocage filtrant aux entrées du site d'Airbus à
Colomiers du mercredi 1 Avril
démission
des personnels du mercredi 1 Avril
Bilan
du référendum du mercredi 1 Avril
Bilan
de l'AG STAPS du mercredi 1 Avril
Revendications
diverses
Bilan
de la coordination nationale étudiante
Perspectives
Résultats
des propositions votées en AG :
Pour
la création d'une délégation étudiante
afin de trouver un compromis avec la présidence ( hors CAM ) ?
=>
Contre
Pour
la création de postes supplémentaires immédiats
et l'annulation des 900 suppressions de postes ?
=>
Pour
Pour
des actions interpro fortes et visibles à la rentrée ?
=>
Pour
Pour
une AG dans chaque UFR afin de préparer une commune ?
=>
Contre
Pour
inviter le président en AG ?
=>
Pour
Inviter
des journalistes en AG ?
=>
Contre
Pour
rédiger nos communiqué de presse nous même ?
=>
Pour
Pour
ne faire qu'une AG par semaine ?
=>
Contre
Pour
maintenir une permanence pendant les vacances au Sud étudiant
?
=>
Pour
Pour maintenir des actions les jeudis pendant les vacances au Capitole ( du
type diffusion de tracs ) ?
=>
Pour
Pour la création d'une délégation afin de
demander au Maire pour pouvoir afficher sur les murs et portes du
Capitole points par points les aspects négatifs de la LRU ?
=>
Pour
Invités
des délégués d'autres secteurs en AG afin de
connaître leur revendication ?
=>
Pour
Pour
la création d'une commission externe chargé des
relation avec la presse ?
=>
Pour
Pour
maintenir le blocage jusqu'au vendredi 3 Avril ?
L'Assemblée Générale des personnels regrette que la présidence ait mis en place un référendum sur une question qui ne lui appartient pas et qui risque de diviser profondément la communauté universitaire. Le seul vote légitime que reconnaît l'AG est celui organisé le 25 février dernier à la demande de l'AG avec une participation massive et un résultat clair (80% pour la poursuite du mouvement)!
De plus l'AG constate qu'il n'y a aucune avancée à ce jour sur nos revendications. Elle déplore l'immobilisme de gouvernement sur ces questions et rappelle qu'il est seul responsable du blocage actuel.
L'AG des personnels appelle logiquement à la poursuite du mouvement.
Le retardement d'un an de la mise en place des réformes n'est pas une réponse, appel à la mobilisation et au durcissement du mouvement face à l'immobilisme du gouvernement. (voir en annexe communiqué du collectif "sauvons la recherche" après l'entrevue avec Mme Pécresse.
Scandale au CPU (conférence des présidents d'université)! (voir annexe, en rapport au communiqué fait le 5 mars).
CTPU (comité technique paritaire universitaire) : 8 élus (SNESUP-FSU et SNPREES-FO) claquent la porte à Mme Pécresse. (voir annexe communiqué du 25 mars SNESUP-FSU et SNPREES- FO).
niveau local:
Congrès de l'UPS du 27 mars:
Pression de la présidence pour le déroulement du second semestre. Les personnels déplorent le comportement de la présidence face à la proposition d'une motion présentée par la coordination de grève de l'UPS. Cette dernière a été ignorée par la présidence, la reportant pour une prochaine CAM (cellule d'accompagnement du mouvement). De plus la CAM n'est en aucun cas le lieu de discussion de cette motion.
Réunion inter professionnelle (lundis soirs à 18h en B mig) :
élaboration en cours d'une plateforme commune pour continuer d'inscrire le mouvement dans une convergence des luttes. Cette réunion, qui a réuni les différents secteurs mobilisés a permis de confirmer le sentiment exprimé sur la similitude des attaques faites par le gouvernement. Ce constat pousse donc les différents acteurs de se mobiliser ensemble dans une volonté d'élargissement du mouvement et de convergence des luttes. Les points de convergence qui ont été soulignés sont les suivants: - question de l'emploi - question des salaires - question des services publics
CNU :
appel au durcissement des actions (péages, gares...) appel à la démission des tâches administratives pour le 1er avril appel à la grève administrative ( jury, rétention des notes, rétention des maquettes de master, refus des évaluations de l'AERS)
Jeudi 02 avril : appel national journée "labos morts" (à l'initiative des directeurs)
- vote du soutien à Sabrina (en troisième année de thèse, accusée de trouble à l'ordre public, licenciée sans préavis, arrêt total de ses financements, suite à la dénonciation d'une employée de l'UPS sans autre raison que le port du voile.)
- grève active reconduite jusqu'à la prochaine AG.
- blocage partiel accepté (soit disant mis en place depuis lundi matin mais sans effet réel).
- référendum refusé à la grande majorité.
- Suite aux rumeurs sur la dangerosité de la manifestation du mardi après midi, Appel pour la manifestation en tant que Service d'Ordre.
Voilà la conclusion qui a été tirée au sein du cortège étudiant Jeudi 19 mars 2009, pour expliquer la violence exacerbée de la répression policière suite à l'action d'"autoréduction". Beaucoup d'étudiants sont ressortis (au mieux) choqués après avoir vécu une répression policière dépassant largement les limites de la raison et totalement inappropriée comparée aux comportements "gentillets" voire crédules des étudiants présents. Le "monde des bisounours" n'est plus pour les derniers "peter pan" qui pensaient encore que la rationalité du lien causes/conséquences était une notion qui avait encore du sens dans les actes policiers...
Jeudi 19 mars, à la fin de la manifestation les étudiants des universités de Toulouse avaient organisé une action d'auto réduction au Monoprix rue Alsace Lorraine. Cette dernière devait être un acte de dénonciation de la précarisation, non seulement des étudiants, mais de tous et toutes aujourd'hui. Une action, une fois encore (comme celle faite à l'ESC) pacifiste et se voulant non violente s'est terminée en véritable carnage pour les étudiants présents: plusieurs traumatismes crâniens, un blessé grave, plusieurs arrestations ("sans raison valable, si ce n'est d'être au mauvais endroit au mauvais moment") dont une garde à vue prolongée à 48 heures!
Cette violence semble être le résultat de directives de répression sévères de notre mouvement. Sans réponse à nous donner, les instances gouvernantes n'ont d'autres moyens pour faire taire les interrogations posées, que de laisser leurs "soldats" utiliser flash ball et tonfas sans retenue, aucune! Face à des étudiants non violents, qui n'embêtent que par le poids de leur argumentation, voilà la seule réponse d'un gouvernement effrayer, qui ne veut pas les entendre...
Voilà une vidéo retraçant le déroulement de l'action et des différentes charges des CRS et de la BAC:
Le second souffle de la
mobilisation au rendez-vous!
Nous l'attendions cette bouffée d'air neuf, la voilà! En effet, Mardi
10 mars, un blocage "symbolique" (pour certains
spécifique, logistique ou je ne sais quel mot en -ique qui fasse un peu plus
scientifique!) et des piquets de grève tenus jusqu'à 9h ont permis à environ
800 étudiants et personnels de l'université Paul Sabatier d'assister à
l'Assemblée générale. Pas de violence, ni même d'opposition farouche au blocage
ce matin là, au contraire! Beaucoup d'étudiants et d'enseignants se sont même
sentis soulagés d’une responsabilité pesante, les empêchant ainsi jusque là de
se mobiliser. Sujet à débat depuis une quinzaine de jours déjà au sein du
comité de mobilisation, la finalité du blocage s’est trouvée atteinte :
permettre à un nombre de personnes conséquent (malgré certains cours qui se
sont quand même tenus), d’assister à l’AG, afin de réunir une assemblée la plus
démocratique et légitime possible. Au
cours de cette assemblée générale, la grève active a été reconduite et adoptée
massivement, ainsi que le blocage total de l’UPS. Les forces du comité de lutte
s’en sont retrouvées doublées voire triplées ! Cependant, elles restent
encore trop peu représentatives des forces votantes lors des AG, nous vous
invitons donc encore à nous rejoindre tous les soirs à 18h (ainsi qu’à 12H30
lorsque c’est possible).
Mercredi 11 mars,
aux environs de 14h30, 4000 étudiants et fonctionnaires de l’Education
Nationale sont partis de la place du capitole pour faire entendre leur
mécontentement face aux réformes actuelles entreprises par le gouvernement,
sans réelle consultation des acteurs et de façon drastique, dans le but unique
de faire des économies dans le budget de l’Etat. Sur les coups de 16h30, une
action est proposée pour les manifestants, des camarades militants de
l’université du Mirail avaient été arrêtés dans l’après midi, dans le cadre
d’une action « blocage économique ». Une partie du cortège s’est
alors dirigée vers le commissariat, où les CRS nous attendaient, fermement
positionnés. Jusqu’à 18h les deux fronts se sont faits face à une vingtaine de
mètres d’intervalle. Les manifestants ont effectué un sitting pacifiste,
lançant par moment des « libérez nos camarades ! » ; et où
les rythmes des djembes et les jongleurs tentaient d’adoucir le ton du face à
face. Après plus d’une heure et demi d’attente et une tentative de négociation,
les occupants se sont retirés dans le calme.
Jeudi 12 mars, une
nouvelle AG s’est déroulée à 9h, après avoir tenu les piquets de grève depuis
7h du matin, les étudiants et personnels de l’université se sont réunis à plus
de 800 dans la salle du grand auditorium. La grève active a été encore une fois
reconduite ainsi qu’un blocage partiel cette fois-ci, prenant en compte le cas des
étudiants engagés dans des concours nationaux en fin d’année. (voir le compte
rendu de l’AG dans un autre billet). Après le barbecue organisé à la sortie de
l’AG, les étudiants se sont donnés rendez vous à 14h30pour partir en action inter fac. L’objectif
visé était une action symbolique d’occupation des lieux de l’école supérieure
de commerce, image du devenir des universités : sélective, payante et
discriminante. Les 400 étudiants à peine assis dans une grande salle de l’ESC
depuis 4 minutes, se sont fait violemment chasser, sans sommation préalable par
une quinzaine de personnels de la B.A.C. Ces derniers n’ont pas hésité une
seconde à utiliser gaz lacrymogènes et matraque sur la foule qui tentait de
s’organiser pour sortir sans arrestations ni dommages physiques. Au retour de
cette action, les esprits des étudiants sont restés marqués par la violence et
la rage des forces de l’ordre sans prévention, ni justification. Le mot d’ordre
des autorités semblant être la répression et la non communication ont fait
prendre conscience aux étudiants présents de la volonté de jouer sur la
violence pour étouffer la mobilisation. Si cette agressivité physique a choqué
les étudiants, elle n’a fait que renforcé leur détermination pour faire
entendre leurs revendications, leur argumentation, au-delà de la violence, et par
des moyens plus construits et constructifs.
Vendredi 13 mars,
les piquets de grève ont été tenu sans affrontements, dans le calme et la bonne
humeur… café et chocolatines ont été partagé autour des discussions sur les
actualités du mouvement.
Dans quelques instants, à 12h30, au grand auditorium, l’AG
des personnels de l’UPS aura lieu.
La mobilisation a su rebondir et regarde
aujourd’hui vers un élargissement et une convergence des luttes.